"Le maudit bon"
Fais-toi en pas, tu vas le trouver, le bon...
Ce n'était pas le tien...
Tu vas le sentir dans tes trippes que c'est le bon...
Au cours de ma carrière d'amouretteuse, j'ai dû entendre cette phrase pas loin de 385 fois. Les premières fois, ça me servait de remontant, ça me redressait puisque je me disait qu'il y avait toujours place à une montée encore plus grande, à une espèce de joie permanente, d'euphorie amoureuse durable où le quotidien ne vient pas se mêler au désir. D'amourette en amourette, j'y ai cru. À chaque nouveau début, ça y est, j'ai cru avoir mis le grappin sur le bon. Le coeur bat la chamade, les papillons, les jambes molles, les yeux mouillés, ça ne ment pas! À chaque fois, oui, je le sens dans mes trippes, ça y est ! Eeeetttt puis non.
Ce n'était pas un gars pour moi. Il y a si, et ça...pfffff. Ma balloune pête.
Mais là voilà, je n'y crois plus. La petite princesse est devenue une vieille chouette blasée.
Paf, il n'existe pas, le mien.
Peut-être l'amour est-il en fait un choix. C'est quand on choisit quelqu'un, avec nos trippes, qu'on le fait "sien". Peut-être qu'alors on ne s'attend plus à un "sien" parfait, sans failles. On choisit le sien en acceptant tout ce qui le définit. On ne cherche pas à le changer après quelques mois pour qu'il ressemble à ce prince qu'on a embrassé au cours de la première semaine.
Voilà, c'est décidé. J'attends encore quelques temps pour laisser évaporer le parfum de mon dernier amant. Puis je choisis le mien.
Ce n'était pas le tien...
Tu vas le sentir dans tes trippes que c'est le bon...
Au cours de ma carrière d'amouretteuse, j'ai dû entendre cette phrase pas loin de 385 fois. Les premières fois, ça me servait de remontant, ça me redressait puisque je me disait qu'il y avait toujours place à une montée encore plus grande, à une espèce de joie permanente, d'euphorie amoureuse durable où le quotidien ne vient pas se mêler au désir. D'amourette en amourette, j'y ai cru. À chaque nouveau début, ça y est, j'ai cru avoir mis le grappin sur le bon. Le coeur bat la chamade, les papillons, les jambes molles, les yeux mouillés, ça ne ment pas! À chaque fois, oui, je le sens dans mes trippes, ça y est ! Eeeetttt puis non.
Ce n'était pas un gars pour moi. Il y a si, et ça...pfffff. Ma balloune pête.
Mais là voilà, je n'y crois plus. La petite princesse est devenue une vieille chouette blasée.
Paf, il n'existe pas, le mien.
Peut-être l'amour est-il en fait un choix. C'est quand on choisit quelqu'un, avec nos trippes, qu'on le fait "sien". Peut-être qu'alors on ne s'attend plus à un "sien" parfait, sans failles. On choisit le sien en acceptant tout ce qui le définit. On ne cherche pas à le changer après quelques mois pour qu'il ressemble à ce prince qu'on a embrassé au cours de la première semaine.
Voilà, c'est décidé. J'attends encore quelques temps pour laisser évaporer le parfum de mon dernier amant. Puis je choisis le mien.

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