Monday, January 09, 2006

Je m'avoue

Comment me croire cette fois-ci? Il y a deux ans, je rencontrais quelqu'un alors que j'étais en couple, et heureuse. Immédiatement la chimie amoureuse a opérée, mais voilà : il est beaucoup trop jeune pour moi. Et très différent. Des différences entre nous qui sont difficiles à concilier pour une relation à long terme. Depuis, je vais et je viens entre l'état de célibataire et le couple, allant de rencontres en rencontres sans jamais être satisfaite. Mais lui, il est toujours là. À chaque fois qu'on se voit, je pense à lui pendant des semaines, mais préférant garder le tout secret puisque je sens cette histoire impossible. Je scande à droite et à gauche qu'il est mon ami: un petit frère même. Mais je m'avoue aujourd'hui que je mens. Je l'aime. Et je sais que lui aussi. Je réalise que je lui fais du mal en faisant semblant qu'il est mon ami, alors que l'on sent pertinement qu'il y a plus.
J'ai peur de seulement l'embrasser. Peur de moi-même. Peur de réaliser, au premier baiser, que finalement il n'y a rien. Ce n'est que de l'amitié. Parce que ça m'est déjà arrivé.
Je m'embarque toujours trop vite, je crois trop avoir trouvé l'amour et souvent, cela s'avère de l'amitié. Je ne me crois plus.
Aujourd'hui, je réalise que je l'aime. Mais est-ce que c'est encore un piège? Est-ce que c'est vrai? Est-ce je lui ferai de la peine après quelques semaines, réalisant que j'ai commis une erreur?
Oh lala, je me pose beaucoup trop de questions. Si ça fait deux ans qu'on se voit et cette complicité est toujours là, il attendra. Je finirai par assumer.

Wednesday, December 07, 2005

Éternelle Ado

Il y a maintenant 10 ans j'étais une ado romantique en quête de mon prince. J'avais si hâte de le rencontrer, LUI, celui qui me donnerait tous ces papillons dans le ventre et que j'aimerais pour le restant de mes jours en oubliant le reste de l'humanité.Depuis, j'ai dû rencontrer pas moins de 47 princes. Je me suis fait prendre au jeu plus d'une fois : "Oh, je sens des papillons, j'ai les jambes molles, ça y est !" En vieillissant, l'intensité de ces crises princières s'accentuent. À chaque nouvelle fois que je tombe amoureuse, je suis toujours un peu plus convaincue de connaître l'Amour. Aujourd'hui, je me sens ridicule. J'ai l'impression d'avoir crié au loup trop de fois, je ne me crois plus moi-même. Peut-être que j'aime trop l'amour. Je ne peux me contenter de le vivre une fois, une vraie. Je veux vivre toutes les sortes d'amour possible:Les relations romatico-kétaines à la chandelle, les passions charnelles et folles, les amitiés débordantes de tendresse, le couple quotidien rassurant, les enfants rieurs et fous...Existe-il un véritable amour qui les engloberait toutes? Une relation qui est tendresse le matin, rassurante au déjeuner, folle l'après-midi, romatique au souper et passionnée la nuit?Voilà que je recommence à rêver... Bahhh, je ne vieillirai jamais!

Sunday, December 04, 2005

Boulimie

J'ai une drôle de façon de réagir aux ruptures. Je réalise qu'à chaque fois qu'une relation se termine, je souffre de boulimie masculine. Une vraie maladie qui me fait allumer sur tout ce qui bouge. On dirait que je cherche un remplaçant, comme si j'étais dans un quelconque manque que je devais combler immmédiatement. Pourtant, je n'ai pas véritablement envie de rencontrer quelqu'un, ni de m'embarquer avec quiconque.
J'ai une notalgie de mes ex, alors je les rappelle. Or, je souffre momentanément d'amnésie et j'oublie toutes les raisons de notre rupture. Je suis déçue. Je me sens toute seule. Alors je cherche ailleurs, encore et encore.
Et un moment donné, je fais la paix avec moi-même et je me fais une vie tranquille. C'est au moment où je me sens absolument bien et que ma boulimie est calmée que je rencontre quelqu'un. Et tout est à recommencer.

Saturday, November 19, 2005

Le coup de foudre

Qu'est-ce que c'est, d'abord? Certains disent que c'est une forte attirance physique qui conduit à une relation passionnée mais peu durable. D'autres prétendent qu'est c'est nécessairement le début du grand amour.

Je ne l'ai vécu qu'une fois. J'en suis encore sans dessus-dessous. Le coup de foudre tel que je l'ai vécu est souffrant, comme une maladie. Il m'a frappé tout d'un coup, alors que je me sentais en pleine possession de mes moyens. Puis, la fièvre. Pourtant, je ne peux pas dire que c'était une attirance physique pure. Ses traits étaient beaux, il dégageait un charme discret, mais c'est en discutant avec lui que mes genoux ont flanché. Puis, à chaque frolement de main, regard doux, sourire, je me sentais faiblir. Et je suis tombé malade.

Ce qui est étrange, c'est qu'on ne s'entendait pas bien. Nos conversations nous ennuyaient, on n'était pas tout à fait nous-même ensemble, nous n'allions pas dans la même direction, possédant des façons de pensées qui ne se rejoignaient pas. Pourtant, cette fièvre et cette électricité ne lâchaient pas. Il me manquait cruellement lorsqu'on se séparait pour quelques jours. Puis, voyant que la relation n'allait nulle part, nous nous sommes quittés. Une rupture déchirante, avec pour souvenir une dernière nuit d'amour désespérée.

Il me manque cruellement. Pourtant je sais que je souffrirais à rester avec lui. Il ne cadre pas du tout avec ma personnalité, ma vie, mes buts.

Un homme m'a un jour raconté qu'il avait rencontré son âme soeur. Les conditions de sa vie d'alors ne lui permettaient pas une relation avec elle : il était déjà marié, tout comme elle. Cependant, il était convaincu qu'il s'agissait bel et bien de son âme soeur. Cette rencontre fut la plus souffrante de sa vie, une véritable épreuve.

Peut-être est-ce ce qui m'est arrivé. J'ai l'impression d'avoir touché son âme et qu'il a touché la mienne.

Peut-être qu'il est mon âme soeur. Mais ce que la vie a fait de nous nous sépare. Si le cours des choses avait été différent, peut-être aurions-nous pu nous aimer. Mais chacun de notre côté, nous avons appris et évolué différemment, développé toutes sortes de masques pour passer à travers les épreuves. Nous avons souffert et aimé différemment, si bien que nous ne nous rejoignons pas.

Il ne reste qu'à guérir de cette rencontre. Et peut-être, peut-être...si la vie le décide ainsi, nous nous retrouverons.

Wednesday, November 16, 2005

"Le maudit bon"

Fais-toi en pas, tu vas le trouver, le bon...
Ce n'était pas le tien...
Tu vas le sentir dans tes trippes que c'est le bon...

Au cours de ma carrière d'amouretteuse, j'ai dû entendre cette phrase pas loin de 385 fois. Les premières fois, ça me servait de remontant, ça me redressait puisque je me disait qu'il y avait toujours place à une montée encore plus grande, à une espèce de joie permanente, d'euphorie amoureuse durable où le quotidien ne vient pas se mêler au désir. D'amourette en amourette, j'y ai cru. À chaque nouveau début, ça y est, j'ai cru avoir mis le grappin sur le bon. Le coeur bat la chamade, les papillons, les jambes molles, les yeux mouillés, ça ne ment pas! À chaque fois, oui, je le sens dans mes trippes, ça y est ! Eeeetttt puis non.
Ce n'était pas un gars pour moi. Il y a si, et ça...pfffff. Ma balloune pête.

Mais là voilà, je n'y crois plus. La petite princesse est devenue une vieille chouette blasée.
Paf, il n'existe pas, le mien.

Peut-être l'amour est-il en fait un choix. C'est quand on choisit quelqu'un, avec nos trippes, qu'on le fait "sien". Peut-être qu'alors on ne s'attend plus à un "sien" parfait, sans failles. On choisit le sien en acceptant tout ce qui le définit. On ne cherche pas à le changer après quelques mois pour qu'il ressemble à ce prince qu'on a embrassé au cours de la première semaine.

Voilà, c'est décidé. J'attends encore quelques temps pour laisser évaporer le parfum de mon dernier amant. Puis je choisis le mien.

Monday, November 14, 2005

C'est parti

Vous m'excuserez de ne jamais dévoiler mon identité. Je n'ai pas envie de faire de style, de me parer de beaux bijoux de mots et de profondeurs de sens profond. J'ai envie de parler de couple.

Voyez-vous, je suis en constante recherche de l'homme de ma vie et je ne le trouve tout simplement pas. Ahhh, une adolescente, vous direz-vous. Hé bien non. J'approche la trentaine et je veux des bébés. Je veux partager ma vie, échanger véritablement, me sentir soulevée de terre, jouir à en crier tous les soirs, parler, rire, pleurer, bref, aimer.

Pourquoi donc je ne vis que de brèves histoires sans intérêt? Et non, je n'étouffe pas mes hommes, je suis fort indépendante de caractère et de carrière. De toute façon, l'objectif ici n'est pas de me psychanalyser, mais d'en parler.

Qu'arrive-t-il avec nos hommes? Ceux que je rencontre sont enchevêtrés dans leurs sentiments, renfermés sur leurs épreuves passées, blessés par d'anciennes flammes ou tout simplement inaptes à l'engagement. Où sont les sains? (et non les saints, s'il-vous-plaît) Est-ce pour cette raison que plusieurs filles de mon âge attrapent des hommes murs?

Dans ce blog, je veux explorer la notion du "le bon", ou "le tien" ce héros mythique dont tout le monde parle mais que personne ne peut me présenter. Je veux parler des "vieux couples" qui écoutent des films tous les Vendredis et Samedi soir en clamant le Dimanche que la fin de semaine a passé trop vite. Du manque d'imagination en couple. De la paresse. De l'infime difficulté à parler. Des "je t'aime" qui veulent dire "bonne journée". Des secrets de filles. Des débuts qui sont à la fois si excitants mais qui deviennent vite nocifs si consommés en trop grand quantité. De cette grande espérance en la jouissance. Des bébés. Du romantisme.

J'ai besoin de faire un ménage parmi toutes ces idées. Pour mieux recommencer...
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